Jacques Lansac nous a quittés

Jacques Lansac nous a quittés

Jacques Lansac (1939-2017)

Pionnier de la gynécologie-obstétrique moderne, pédagogue hors-pair, humaniste, auteur de nombreux livres didactiques, le professeur Jacques Lansac nous a quittés brutalement en se rendant à une réunion du Fonds de Santé des femmes qu’il présidait le 27 septembre 2017.

Né à Tarbes, il a fait ses études de médecine à Paris avant d’être interne des hôpitaux de Lyon où il choisit la gynécologie après avoir hésité à devenir chirurgien viscéral.
Il y a été un président d’internat remarqué, festif et affichant avec passion ses convictions. Il réussira même à faire payer les gardes d’internes qui ne l’étaient pas à cette époque !
Il sera PU-PH à Tours où il s’installera en 1974. Travailleur acharné, il va y créer une école de gynécologie-obstétrique qui sera reconnue au niveau national et international.
Passionné par son métier, chirurgien hors pair, tous ceux qui ont eu la chance de le côtoyer ont été impressionnés par son esprit de synthèse, sa générosité, son altruisme, son sens de l’éthique et son exceptionnelle
intelligence. Après avoir été président de plusieurs sociétés savantes (SFOG, CECOS), organisé de nombreux congrès, il a été élu président de la Commission Médicale d’établissement du CHU de Tours durant deux mandats, avant de devenir président du Collège National des Gynécologues et Obstétriciens Français (CNGOF) en 2005.
Par son charisme, son esprit avant-gardiste, son engagement, ce jeune homme de 66 ans dynamisera cet organisme professionnel et en fera une institution reconnue au niveau européen.
Il a été élu à trois reprises et les statuts du CNGOF ont été modifiés pour qu’il puisse prolonger son mandat durant deux années supplémentaires !
La technique «Lansac» avait fait ses preuves : honnêteté, confiance mutuelle, exigence extrême en s’appliquant à lui même ce qu’il demandait aux autres, bienveillance, dévouement, sans oublier un grand sens de l’humour et de la fête.
Ses collaborateurs étaient prêts à soulever des montagnes pour lui, et beaucoup l’ont fait.
Son engagement au service des femmes a dépassé depuis longtemps nos frontières, et son implication en Europe via l’EBCOG et le RCOG, en Afrique et en Asie du sud-est est connue de tous.

Nos pensées vont bien sûr à Geneviève, son épouse, à ses trois enfants, à leurs conjoints, ainsi qu’à ses petits enfants.
Sa disparition brutale plonge la communauté gynécologique dans un profond désarroi et depuis le 27 septembre, nous nous sentons tous orphelins.

Merci Jacques de nous avoir tant donné…..

Professeur Philippe Descamps
Vice-Président de la SCGP